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Mardi 16 mai 2006

SYNDICAT CGT CATU

 

 

 

 

 

UNE PRIME EST TOUJOURS BONNE A PRENDRE MAIS ATTENTION !!!

 

 

 

 

La direction CATU au travers de sa proposition d’une prime de résultat (bonus) de 100€ de l’ouvrier au cadre, a entendu une des revendications du personnel, qui était de répartir équitablement les richesses créées chez CATU entre toutes les catégories de salarié(e), mais attention que dans le futur ces primes ne se généralisent pas, au détriment du salaire de base ???

 

 

 

 

UN SALAIRE CONFORME AUX BESOINS

 

 

 

 

La somme des aptitudes, des compétences, des connaissances des femmes & des hommes est le plus précieux potentiel de l’entreprise…

 

 

La valeur ajoutée créée par le personnel CATU, cette force de travail est le moteur permanent du développement économique et social de l’entreprise…

 

 

Le niveau des salaires doit traduire la reconnaissance de la valeur individuelle et collective des travailleurs…

 

 

Celui-ci doit assurer à chacun(e) de quoi répondre aux besoins de notre époque, maîtriser sa vie, assurer son indépendance, sa couverture sociale, sa retraite, réaliser ses projets, bâtir son avenir professionnel et familial, ainsi que de reconnaître la qualification de chacun(e), et de permettre à chacun(e) de bénéficier des progrès scientifiques et techniques, contribuer à son épanouissement par l’élévation de son niveau de vie…

 

 

La revalorisation des salaires doit se faire prioritairement sur le salaire de base, en incluant les différentes primes avec celui-ci et non à côté…

 

 

Réparer la dégradation du pouvoir d’achat depuis des années, est une nécessité contractuelle, afin non seulement de répondre aux besoins, de créer une dynamique de relance de la consommation facteur de croissance, et de garanties de protection sociale…

 

 

 

 

LES PRIMES HORS SALAIRES DE BASE SONT ALEATOIRES ET ANTINOMIQUES DE RELANCE EFFICACE DU POUVOIR D’ACHAT

 

 

 

 

Les éléments aléatoires de la rémunération telles que l’intéressement, la participation, les primes de résultats (bonus), créent un risque de précarisation de la rémunération et de substitution à des normes stables du salaire…

 

 

Ce type de primes n’apporte que du pouvoir d’achat éphémère, et surtout elles ne participent pas à la financiarisation de la sécu, et des caisses de retraite, de ce fait elles engagent nécessairement une régression des salaires réels et des points de retraite…

 

 

En tout état de cause, lorsqu’elles existent, il faut veiller sur plusieurs points importants :

 

 

Ä    Suivre le même régime que le salaire (cotisations sociales prises en compte pour la retraite) ;

 

 

Ä    Ne pas se substituer à aucun autre élément de la rémunération ;

 

 

Ä    Ne pas accentuer les inégalités entre catégories de salarié(e) ;

 

 

Ä    Etre versées dans la plus totale transparence…

 

 

 

 

Les cotisations sociales prélevées sur le salaire brut (cotisations salariales), comme celles versées directement par l’employeur (cotisations patronales) font parties intégrantes du salaire. Elles constituent la fraction du salaire indirect et différé, consacré à financer de façon collective et solidaire la protection sociale (maladies, accidents, famille, chômage et retraite), les primes de résultats (bonus), y échappent en grande partie !!!

 

 

 

 

L’ELEMENT PRINCIPAL POUR NOTRE ORGANISATION SYNDICALE EST DE GARANTIR LE POUVOIR D’ACHAT DU SALAIRE DE BASE

 

 

 

 

La seule référence actuelle du groupe SICAME & CATU est l’indice INSEE qui ne développe qu’injustice au niveau des rémunérations entre les bas/moyens salaires et les hauts revenus…

 

 

Tout le monde sait pertinemment que cet indice ne reflète ni la réalité des dépenses, et encore moins leurs évolutions effectives (on peut le voir avec l’augmentation vertigineuse du pétrole qui approche les 80€ le baril), pour cela il est indispensable d’améliorer fortement les mécanismes d’indexation…

 

 

Pour terminer le respect de la force de travail, implique que tout(e) salarié(e), quelle que soit sa situation, dispose de moyens suffisants pour subvenir à ses besoins…

 

 

La protection sociale constitue à cet égard un élément essentiel de la préservation et de la valorisation de la force de travail…

 

 

 

 

Pour nous il est donc évident que seul les éléments du salaire sont les valeurs fondamentales du pouvoir d’achat, et de loin par rapport à toutes ces primes mises en place par les directions d’entreprises…/…

 

 

 

 

 

 

Sylvain MARSAUD

 

 

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Mardi 16 mai 2006

 

                                                         

 EDITO     EDITO   EDITO

 

 

FORMATION TOUT AU LONG DE SA VIE, SECURISATION DES PARCOURS PROFESSIONNELS, FLEXSECURITE, SECURITE SOCIALE PROFESSIONNELLE…

 

 

Après le retrait du CPE est annoncée, en grande pompe, une grande négociation entre « partenaires sociaux » sur le droit du travail à partir de la perspective partagée par l’UE, le Medef, la CES avec la CFDT , de « sécurisation des parcours professionnels » et autre « flexsécurité » à la Danoise

 

Cette approche est d’ailleurs une des priorités du Medef et de l’Unice, le grand patronat Européen, elle est en préparation dans de nombreux pays sous la houlette de l’UE (Union Européenne)…

 

Le terrain de formation du XXIe siècle qui sera proposé aux travailleurs, se présentera donc comme un instrument ayant pour fonction de maintenir le coût du travail, dans une fourchette raisonnable pour le profit capitaliste…

 

La rupture démographique sera compensée par le recours à l’immigration, par l’augmentation du taux d’emplois des plus de 50 ans…

 

 

Il convient que nous soyons vigilants afin d’expliquer et de s’opposer à ces dispositifs qui reconnaissent la nécessité pour les entreprises d’avoir des salariés totalement flexibles, précaires et proposent en contrepartie un filet de protection individuel faisant éclater statuts et conventions collectives…

 

 

Cette casse du code du travail, déjà programmer par le gouvernement VILLEPIN signifie, sous couvert de « modernité » et « d’adaptation à la réalité », un recul considérable pour les salariés qui ont lutté pendant des décennies pour échapper au rapport individuel patron/salarié, et arracher des garanties collectives…

 

 

C’est pourquoi notre organisation syndicale, vous informera régulièrement des textes, et des contre-réformes qui seront traitées lors de ces « négociations », préparées à l’avance en fonction des besoins stratégiques des secteurs dominants de la finance, soutenues avec la complicité d’organisations syndicales directement financées par l’UE, et devenues en réalité de purs outils du capital…/…

 

 

 

                                                                                                    Sylvain MARSAUD

 



 
























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