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Dimanche 8 juin 2008
Suite à la grève du 09 au 14 Avril 2008, (3 jours), voici les résulats définitifs obtenus par les travailleurs Catu :

Du coefficient salarial 155 à 215 --> 80.00€ d'augmentation générale;

Du coefficient salarial 225 à 335 --> 68.00€ d'augmentation générale;

Coefficient POSII --> 60.00€ jusqu'à 1.7% du salaire de base...

Jamais chez Catu, il n'y a eu dans l'historique des luttes, une telle plage d'augmentation répartie sur autant de coefficients salariaux...

Il est à noter qu'il y a suite à nos actions revendicatives une revalorisation des certains coefficients pour desalariés qui étaient restés au rencart depuis des années...

Cela démontre bien que seul la lutte est efficace afin d'augmenter notre pouvoir d'achat...
par marsaud sylvain
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Lundi 14 avril 2008

CATU                                                    Bagneux le 14 Avril 2008

 

UNE DIRECTION SOURDE AUX REVENDICATIONS LEGITIMES DES SALARIES CATU

Vendredi 11 Avril 2008 à 14H00, le directeur général convoque la délégation syndicale Cgt, suite à nos propositions de déblocage (au verso de ce document), afin de sortir de ce conflit…

Le problème, c’est qu’à cette réunion le directeur général, qui n’avait même pas en sa possession nos nouvelles propositions, et qui s’était pourtant engager dans la presse (article du journal le Parisien du Vendredi 11 Avril), nous citons : « qu’il comprenait la situation de ses salariés qui subissent de plus en plus l’augmentation du coût de la vie en région parisienne, nous avons fait une proposition intéressante, nous allons voir si nous pouvons faire mieux ; il faut sortir de là ! »

Il nous a donc juste remis un tableau récapitulatif, d’éventuelles ou facultatives augmentations, qu’il a additionné pour faire croire aux salariés, que finalement ils avaient plus sur leur feuille de paie, que nos nouvelles propositions, un tour de passe-passe inimaginable, du jamais vu dans une négociation salariale digne de ce nom…

En additionnant le talon mini+une facultative augmentation individuelle+une augmentation de l’ancienneté calculé sur le RMH (revenu minimum hiérarchique) qui tire vers le bas l’ensemble des primes d’ancienneté) +l’augmentation de la part patronale des cotisations mutuelle, mais qui ne concerne que les salariés du coefficient 155 à 215+l’intéressement et la participation aléatoire et (bloquée pour cinq ans en ce qui concerne la participation), qui nous le rappelons ici sont exsangues de toutes cotisations sociales pour la sécurité sociale et les retraites, avec en plus la loi TEPA de Sarkozy qui vide l’épargne salariale de son contenu, il trouve des augmentations de salaires bruts virtuels, que les travailleurs Catu n’auront pas sur leur fiche de paie en 2008, c’est comme-ci on additionnait des choux avec des carottes, lamentable…

C’est scandaleux de voir à quel point une direction peut traficoter les chiffres, afin de faire miroiter aux salariés Catu, une augmentation de salaire brut purement idéologique, afin de vouloir casser la mobilisation des travailleurs Catu, qui nous le rappelons ici touche l’ensemble des catégories de salariés de l’entreprise, jamais arrivé dans l’historique des luttes Catu, ce qui prouve bien le « ras le bol » de ces travailleurs qui n’ont de cesse de faire augmenter le chiffre d’affaire Catu, mais qui en retour n’ont rien !!!

Devant aussi le refus de la prime de 200.00€, que l’ensemble des salariés Catu méritaient en fin d’année 2007 ?

Nous avons pourtant fait un effort de déblocage important de ce conflit, en proposant de nouveau talon (ci-après), et notamment de 21.00€ en moins pour les très bas salaires : résultat aucune prise en compte de ces nouvelles propositions par le directeur général…

Le directeur général a donc pris la décision, d’engager une épreuve de force, dans une entreprise qui se proclamait pourtant socialement garante, il portera donc la totale responsabilité d’une situation qui peut devenir irréversible de climat social délétère, devant son attitude de blocage, sachant que l’ensemble des travailleurs Catu ont reconduit la grève illimitée pour la semaine prochaine, et qu’ils ne sont pas prêts à s‘en laisser compter de par leur très forte mobilisation (90% de grévistes)…

 

PROPOSITIONS DE DEBLOCAGE DE LA DELEGATION SYNDICALE Cgt Catu

 

F  Une augmentation générale de 89.00€ brut (70.00€ net) pour les coefficients de 155 à 285 de la grille Catu ;

F  Une augmentation générale de 77.00€ brut (60.00€ net) pour les coefficients de 305 à 335 de la grille Catu ;

F  Une augmentation générale de 70.00€ brut (52.00€ net) pour le coefficient POS II de la grille Catu ;

F  Effort de solidarité des cadres dirigeants qui au travers des bonus et des primes de performances peuvent reverser 1% de leur masse salariale, qui serait attribuée, dans le pot commun des négociations salariales cumulées ;

F  Paiement de 100% des journées de grève, préalable à la reprise du travail

 

TOUS ENSEMBLE, TOUS ENSEMBLE DANS LA LUTTE QUI CONTINUE

par marsaud sylvain
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Samedi 1 mars 2008

PATRONAT        HONTEUX ET SCANDALEUX

Denis Gautier-Sauvagnac a reçu
1,5 million d'euros d'indemnités de départ indemnite équivalente à 1250 SMIC mensuel

L'ancien président de l'UIMM a aussi négocié, lors de son départ, la prise en charge financière par l'organisation patronale des conséquences de l'affaire des 19 millions d'euros de retraits suspects des caisses du patronat de la métallurgie.

L'UIMM a confirmé jeudi soir qu'il y a eu une "transaction" de "1,5 million d'euros" pour le départ en retraite de son ancien président Denis Gautier-Sauvagnac. Cette transaction comprend également la prise en charge par l'organisation des "éventuelles conséquences fiscales" de l'affaire des retraits suspects.
"Une transaction a été signée début décembre 2007 pour mettre fin à des différents existant entre les parties. Dans le cadre de cette transaction, un montant de 1,5 million d'euros bruts, soumis à cotisations sociales et à impôts, a été versé à Denis Gautier-Sauvagnac", a affirmé l'organisation patronale dans un communiqué.

S'assurer du silence
La prise en charge des "éventuelles conséquences fiscales" aurait été, selon l'hebdomadaire Marianne, "partiellement dissimulée à certains membres du bureau" de l'UIMM, qui réunit des dirigeants de grands groupes industriels français.
Denis Gautier-Sauvagnac pourrait avoir perçu des primes non-déclarées sur les fonds prélevés en espèces des caisses de l'organisation patronale.
Selon une source proche du dossier, ces accords, négociés avec Michel de Virville, mandaté par le bureau de l'union patronale, auraient pour objectif de s'assurer du silence de Denis Gautier-Sauvagnac dans le dossier, pour lequel il a été mis en examen le 15 janvier, notamment pour "abus de confiance".

19 millions
Quelque 19 millions d'euros ont au total été retirés entre 2000 et 2007 sous son autorité. Denis Gautier-Sauvagnac n'en dit rien et se contente d'affirmer qu'il avait procédé, comme ses prédécesseurs, "à des remises de fonds aux représentants des organismes participant à la vie sociale du pays" ?
Ces deux contrats n'ont pas été versés au dossier instruit par le juge financier Roger Le Loire, selon des sources judiciaires.
Selon une source proche du dossier, ils pourraient conduire la justice à envisager des poursuites contre l'organisation en tant que personne morale pour "complicité" des chefs reprochés à Denis Gautier-Sauvagnac.
L'ancien président du patronat de la métallurgie reste délégué général de l'organisation et continue de percevoir un salaire d'environ 20.000 euros par mois. Il a annoncé le 11 décembre qu'il quitterait l'UIMM en 2008.
Selon le magazine Marianne, le contrat conclu en novembre stipulerait qu'il quittera ses fonctions de délégué général au plus tard le 31 janvier 2009".
Dans ce dossier, le délégué général adjoint de l'UIMM, Dominique de Calan, a lui aussi été mis en examen le 14 février pour complicité et recel d'abus de confiance.
Selon une source proche du dossier, il pourrait avoir conclu des accords similaires à ceux de Denis Gautier-Sauvagnac, une affirmation démentie de source proche de l'UIMM.

Pendant que des millions de salariés peinent et souffrent de la vie quotidienne, ces dirigeants de L’UIMM se pavoisent en toute quiétude dans les médias, avec une indécence jamais égalée à ce jour, alors que ces millions de salariés n’arrivent même plus à vivre de leur travail…

Cet argent détourné appartient aux salariés de la métallurgie, et nous demandons aujourd’hui que L’UIMM nous rembourse totalement de ces sommes dérobées…

 

La CGT Catu s’indigne et condamne de telles pratiques qui discréditent encore un peu plus le camp patronal au moment où celui-ci s’efforce d’alimenter la suspicion sur la gestion des syndicats de salariés, de se défiler sur le pouvoir d’achat, et d’entretenir le statu-quo sur la représentativité des organisations patronales.

Platon écrivait dans Gorgias : « Le plus grand mal, à part l'injustice, serait que l'auteur de l'injustice ne paie pas la peine de sa faute »…/…

par marsaud sylvain publié dans : classe
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Vendredi 1 février 2008

 DOSSIER NAO.1 2008

 

BAISSE DU POUVOIR D’ACHAT

 

Dès la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy l’avait martelé : « il serait le président du pouvoir d’achat ». Un thème d’actualité répondant à un véritable besoin, revenant encore aujourd’hui en tête des sondages.

Selon les comptes de la nation, le pouvoir d’achat du revenu disponible par ménage n’aurait augmenté que de 0.2% depuis 2002, si l’on rajoute à cela les revenus de la propriété, qui sont exclus, dont la croissance a été trois fois supérieure à celle des autres revenus, le revenu moyen par ménage a alors baissé de 0.6% par an. Signalons une fois encore ici que les trois quarts des revenus des ménages modestes sont aspirés par les dépenses incompressibles (logement, énergie, nourritures, habillement, assurances, etc) contre la moitié cinq ans plus tôt.

Au total un français sur deux déclare avoir des difficultés à vivre avec les revenus de son foyer : les deux tiers des ouvriers et employés disent s’en sortir difficilement ou très difficilement, contre seulement un tiers des cadres (CEVIPOF).

D’après un sondage CSA 71% des français jugent pas « efficaces » les mesures prises par le gouvernement en matière de pouvoir d’achat, et ils sont très inquiets quant à leur avenir !

Le pouvoir d’achat est un sujet de controverse récurrent en France, depuis que le passage à l’euro en 2002, a amplifié l’écart entre ce que disent les chiffres et ce que ressent l’opinion. Les ménages ont néanmoins du mal à se convaincre de la sagesse des prix quand ils voient valser les étiquettes de la baguette ou du yaourt (nous y reviendrons plus tard), et ils sont très nombreux à penser qu’avec l’euro leur pouvoir d’achat s’est réduit comme une peau de chagrin. Le ralentissement s’explique par la modération salariale mise en place dans les entreprises et notamment dans notre branche territoriale (GIM), rajouté à cela un chômage massif, conséquence : dans le revenu disponible brut des ménages, le poids des revenus d’activité, salaires en tête a chuté passant de 77% à la fin des années 1970, à 70% depuis le début des années 1990.

Malgré l’élévation des qualifications et de la productivité du travail, la zone des bas salaires est en pleine expansion, le nombre de « smicards » a augmenté de 50% en l’espace de cinq ans. Il est d’autant plus difficile de s’extraire de cette zone de bas salaires que son attractivité pour les employeurs est encouragée par les politiques publiques d’exonération des cotisations sociales. Ainsi la probabilité pour un salarié dans un emploi à bas salaire d’occuper deux ans plus tard le même type d’emploi est passé de 25% à 40% en l’espace de dix ans. Au fil du temps la société française s’est « smicardisée » la proportion de salariés rémunérés au niveau du Smic est passée de 8.6% en 1991, à plus de 17% en 2007, ce qui constitue « un record », d’ailleurs en Europe seul la Bulgarie fait mieux en terme de Smic ? A cette date, plus de 30% des travailleurs à temps complet (CDI) des secteurs privés et semi-public, cantonnés aux emplois bénéficiant à plein des allègements Fillon (sur les charges patronales), touchaient moins de 1.3 Smic.

 

Le pouvoir d’achat reste donc la grande et principale préoccupation, de la vie quotidienne des salariés, des retraités et des privés d’emploi pour 48%, viennent ensuite la santé pour 39%, la garantie de retraite pour 37%, l’emploi pour 32%, l’environnement pour 28%, la qualité de vie pour 20%, l’éducation pour 20%, la protection sociale pour 19%, la sécurité pour 19%, le logement pour 18%, les droits des salariés pour 6%...

 

42.6% D’AUGMENTATION DES PLUS HAUTS REVENUS

Cette « smicardisation » du salariat, d’une ampleur inédite en Europe, a débouché sur des études approfondies afin d’en connaître les réelles causes. Un chercheur de l’école d’économie de Paris, Camille Landais, a montré que les hauts revenus avaient très fortement augmenté entre 1998 & 2005, à la différence des revenus moyens et médians. Ainsi les 3500 foyers les plus riches de France et de Navarre, sur un total de 35 millions de foyers fiscaux, qui ont déclarés en 2005, un revenu réel moyen de 1.88 million d’euros, ont vu leur revenu réel progresser de 42.6% au cours de ces huit années (5.32% par an). Pendant la même période a établi Mr. Landais 90% des foyers fiscaux ont dû se contenter d’une hausse de leur revenu réel d’à peine 4.6% (0.57 an).

Cette explosion des inégalités, liée à l’envolée des revenus patronaux : 316 années de Smic en 2006, c’est ce qu’on touché 50 patrons Français, avec un revenu moyen de 3.8 millions d’euros, ces dirigeants de grands groupes Français se sont accordés des augmentations salariales allant jusqu’à 25%, quelle indécence ?

Les plus values des stocks-options figurent parmi les raisons de ces envolées. Liée aussi à l’envolée des revenus des capitaux mobiliers et des plus values boursiers, a nourri dans une partie de la population, à commencer par les classes moyennes le sentiment d’un déclassement, et d’une dévalorisation compacte du travail. A côté de cette richesse, 8 millions de travailleurs pauvres, qui dans la plupart des cas, travailler ne permet même pas de se nourrir ou de payer un loyer, le gouvernement lui-même admettant que « le taux de pauvreté » au travail ait fortement augmenté depuis 30 ans. Cette population de travailleurs pauvres et de privés d’emploi, n’arrive donc même pas à dépasser le seuil de pauvreté qui est estimé en France à 817.00€. Si le nombre de travailleurs pauvres sa explosé, si l’ascenseur social est en panne pour les jeunes générations, la reconnaissance des qualifications et la progression des carrières ne sont guères, elles non plus au rendez vous. 80% des travailleurs gagnent moins de 2300.00€ net par mois, 50% moins de 1500.00€, et 10% moins de 1000.00€, voilà la réalité des rémunérations dans notre pays, qui ne correspondent plus du tout au coût réel de la vie quotidienne…

par marsaud sylvain publié dans : classe
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Dimanche 20 janvier 2008
par marsaud sylvain publié dans : classe
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