NON A LA PRIVATISATION D'EDF/ GDF

Publié le par marsaud sylvain

EDITO  EDITO  EDITO (du journal l’électron libre, syndicat CGT CATU pour la rentrée)…

Non à toutes formes de privatisation de Gaz de France et d’EdF ! Oui à une société EdF/GdF renationalisée !

Pour des motifs qui tiennent plus à l’électoralisme et aux rivalités de clan qu’au prétendu « patriotisme économique », les députés UMP feignent de se disputer sur l’avenir de GDF tandis que Mestrallet, PDG de Suez (et ancien conseiller de Delors) menace à mots couverts de quitter la France si GDF ne lui est pas livrée, avec le soutien de la CFDT.

Les uns, derrière Villepin, s’obstinent à vouloir ouvertement privatiser GDF pour l’offrir sur un plateau aux gros actionnaires du groupe privé Suez. Les autres, derrière Sarkozy, parlent de participation « croisée » de Suez et de Gaz de France dans le capital de l’entreprise « partenaire ».

Dans les deux cas, c’est la propriété de la Nation sur GDF, ce sont les acquis et le statut des agents (il n’est que de voir ce que sont devenus les « garanties » des employés de France Télécom depuis la privatisation), c’est le service rendu aux Français, c’est le développement énergétique de la France qui sont compromis par les tripatouillages du gouvernement et de ses amis, les capitalistes du groupe Suez.

Dans les deux cas, il s’agit de mettre en place un euro monopole capitaliste électro-gazier qui serait un concurrent dangereux pour EDF  

 

A refuser les deux projets UMP ;

 

A exiger la renationalisation à 100% des deux entreprises privatisées par Sarkozy et Villepin ;

 

A exiger l’abrogation des Accords européens de Barcelone (qui prévoyaient la libéralisation du marché de l’énergie ainsi que le recul de l’âge de la retraite…), signés par Chirac et Jospin. D’une manière plus générale, il faut en finir avec le mythe démobilisateur de l’ « Europe sociale » : ensemble, exigeons suite au Non à la constitution européenne, que les choix souverains du peuple français doivent l’emporter sur les directives de l’Europe supranationale, comme avec le CPE par exemple…

Telle est la voie d’un « patriotisme économique » franchement tourné

   vers la défense des travailleurs et de la nation, et non vers le soutien

   de l’argent public à l’accumulation du profit privé..

                                                                                                    Sylvain MARSAUD 

 

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