4.5 MILLIONS DE PRIVES D'EMPLOIS EN FRANCE

Publié le par marsaud sylvain

Esbroufe en trompe-l’oeil

Le premier ministre vient de tenir une nouvelle conférence de presse. Il reprend en grande partie, les mesures annoncées depuis le début de la semaine, sans que les modalités d’application et de financement ne soient davantage précisées. En annonçant privilégier la réduction du déficit budgétaire, le gouvernement ne se donne pas les moyens de répondre aux attentes sociales.
                                      
Les statistiques affichent une baisse du chômage. Contrairement à ce qu’a annoncé le ministre délégué à l’emploi, les chiffres sont en trompe-l’œil. Quelques éléments pour s’en convaincre :

F  3 196 000 salariés sont inscrits à l’ANPE comme demandeurs d’emploi, le taux de chômage « structurel » en France serait de l’ordre de 9%, autrement dit selon les experts, selon les libéraux, il faut qu’au moins 1.5 million de personnes restent toujours au chômage en France, si on veut que l’inflation ne s’accélère pas, afin de respecter les critères de Maastricht. Ce chiffre ne tient pas compte de plusieurs catégories de privés d’emplois qui ne sont pas comptabilisés dans les listes de l’ANPE, en tenant compte de toutes ces catégories, il y a environ 4.5 millions de privés d’emploi en France…

F  2/3 des emplois créés sont des emplois de moins de 6 mois.

F    Le taux de demandeurs d’emploi indemnisés continue à régresser avec, en juin 2006, un taux de 58,6 % contre 60,2 % en juin 2005.

F    A la fin Juin, l’INSEE annonçait une baisse de l’emploi salarié de 0,2 %, y compris l’intérim, dont 0,5 % pour l’emploi industriel. 

La croissance est d’autant plus fragile qu’elle s’appuie surtout sur l’endettement des ménages.

Dans les entreprises de moins de 20 salariés, les nouvelles exonérations de cotisations sociales, annoncées ce jour pour les salaires égaux ou inférieurs au SMIC, n’auront pour conséquence que de grossir le nombre de smicards. Ce choix est d’autant plus contestable que la Cour des Comptes critique les milliards d’euros déjà consentis aux entreprises au nom de l’emploi.
En ce qui concerne le « chèque transport », la Cgt alerte les salariés sur le caractère facultatif de cette mesure laissée au bon vouloir de chaque employeur. C’est une disposition inacceptable.

Le gouvernement persiste dans sa volonté de privatisation de GDF. La Cgt poursuivra sa campagne pour s’y opposer, notamment par des initiatives le 12 septembre prochain.
Pour les salariés, l’emploi, la lutte contre la précarité et l’augmentation du pouvoir d’achat sont effectivement les premières préoccupations.

L’ensemble des unions départementales et fédérations professionnelles de la Cgt appelle les salariés à s’organiser et à se mobiliser, dans l’unité, sur leurs revendications pour obtenir, dans chaque entreprise et à tous les niveaux, de véritables négociations.
Un haut niveau de mobilisation, dès maintenant, dans tous les secteurs professionnels, permettra aux salariés de créer les meilleures conditions pour des avancées sociales immédiates et pour être entendus lors de la Conférence sur les revenus et l’emploi que le gouvernement veut organiser.../...

Sylvain MARSAUD                                                                           

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V
Des articles très pertinents à propos du modèle britannique, trouvés sur le site : <br /> http://travail-chomage.site.voila.fr/index2.htm<br /> Plus d'emplois créés en France qu'en Angleterre en 15 ans<br /> En quinze ans, de 1990 à 2005, la France a créé davantage d'emplois (2 520 000 : +11,25%) que l'Angleterre (1 520 000 : +5,82%). Le modèle libéral britannique n'est donc pas supérieur au modèle social français. <br /> Pour résumer, devant une augmentation semblable de la population en âge de travailler dans les deux pays, la population active a beaucoup diminué en Grande Bretagne (1 210 000) du fait d'un retrait massif d'activité (préretraites et surtout invalidité), permettant une diminution du chômage de 580 000 personnes. En France, la population active a davantage augmenté que la population en âge de travailler (690 000) du fait d'une importante demande d'emploi, entraînant une augmentation du chômage de 520 000 personnes.<br /> Ainsi, si la différence dans le nombre de chômeurs a augmenté en quinze ans entre la France et l'Angleterre, cela n'est pas du aux prétendus mérites du modèle libéral britannique mais à la mise à l'écart d'une partie importante de la population active. Les chômeurs ont surtout été transformés en invalides.<br /> Voir plus de détails, avec tableaux statistiques, à cette adresse : <br /> http://travail-chomage.site.voila.fr/britan/emploi_15ans.htm <br /> ------<br /> Durée du travail : 32 heures en Angleterre<br /> La durée moyenne du travail, pour l'ensemble des emplois à temps complet et à temps partiel, est de 32 heures par semaine en Grande Bretagne et de 36,28 heures en France.Ainsi, les français travaillent quatre heures de plus que les anglais chaque semaine.<br /> En valeur ajustée des variations saisonnières, la durée hebdomadaire est en moyenne de 32,1 heures pour l'ensemble des travailleurs britanniques, soit : 37,2 heures pour l'emploi à temps complet, 15,7 heures pour l'emploi à temps partiel.<br /> La durée du travail n'est pas de 35 heures par semaine en France mais de 39,0 heures pour le travail à temps complet ou de 36,3 heures en moyenne pour l'ensemble des emplois à temps complet et à temps partiel. En effet, la durée moyenne des emplois à temps partiel est de 23,2 heures et ceux-ci représentent 17,2 % de l'emploi total. Le calcul se fait donc en tenant compte de l'importance relative de chaque type d'emploi.<br /> Sur l'année, pour 45,4 et 47,0 semaines respectivement, la durée moyenne est : - en France : 36,3 h x 45,4 = 1 648 heures annuelles, - en Angleterre : 31,7 h x 47 = 1 489,9 heures annuelles, soit 10,6 % de moins.<br /> Plus de précisions à cette adresse :<br /> http://travail-chomage.site.voila.fr/britan/32h.htm <br /> ------<br /> On y trouve aussi un article plus ancien :<br /> Le modèle libéral britannique : emploi et chômage (étude de 1998)<br /> http://travail-chomage.site.voila.fr/ancien/model_brita.htm<br /> (tous les textes peuvent être imprimés en entier... ).<br /> Voir aussi le site : http://www.actuchomage.org<br />  
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V
La duperie du modèle danois<br /> Vu sur le site http://www.actuchomage.org<br /> Danemark et chômage : le modèle danois n'a aucun mérite<br /> En 2004, le Danemark a plus de préretraités (187 200) que la France (139 700) pour une population active dix fois plus faible. Avec les autres mesures de marché du travail, le nombre réel de chômeurs est 2,52 fois le nombre officiel. Le taux de chômage réel devient 14,65 % au lieu d'un taux officiel de 6,38 %. La tromperie est dévoilée.Avec une évolution de sa population active identique à celle du Danemark depuis quinze ans, non seulement la France n'aurait plus aucun chômeur officiel, mais le chômage réel serait résorbé pour l'essentiel. Et cela sans introduire une plus grande flexibilité des contrats de travail.<br /> Si de plus la France avait eu recours à la même proportion de préretraites que le Danemark (6,78 % de sa population active), le chômage réel aurait entièrement disparu et beaucoup d'emplois à temps partiel seraient redevenus des emplois à temps plein.Inversement, si la population active du Danemark avait augmenté dans la même proportion qu'en France (+12,1%), tout en créant aussi peu d'emplois (43 600 en quinze ans), le nombre de chômeurs aurait augmenté de 372 500 et le taux de chômage réel serait devenu 24,0 % de la nouvelle population active (après son augmentation).<br /> Comme l'on voit, le succès apparent du Danemark ne doit rien à la flexicurité, mélange de flexibilité et de sécurité (discours bien connu). En fait, le modèle danois n'a aucun mérite pour résoudre le problème du chômage, une fois enlevés les artifices qui cachent le chômage réel et encore moins en tenant compte de la démographie de l'emploi.----<br /> Au Danemark en 2004, pour un nombre officiel de 176 400 chômeurs, 268 300 personnes étaient enregistrées dans les "mesures de marché du travail" (labour market policy measures), des préretraites pour l'essentiel. Le chômage réel était donc de 444 700 personnes.La population active étant de 2 766 300 personnes, le taux de chômage officiel était de 6,38 %. Mais, en réintégrant les 268 300 faux inactifs (préretraités ...) dans la population active, celle-ci devenait 3 034 600 personnes et le taux de chômage réel 14,65 %. Ce taux est un minimum, car ne prenant pas en compte les "invalides" pour raisons sociales.<br /> En France en 2005, pour 2 420 000 chômeurs au sens de l'Anpe (catégorie Defm 1) et 2 717 000 chômeurs au sens de l'Insee, le nombre réel de chômeurs en équivalent temps plein était de 4 092 000, soit un taux de chômage réel de 14,53 % (compte tenu de la correction sur la population active) . Pour rester comparable aux données danoises, l'équivalent en chômage des emplois à temps partiel n'est pas pris en compte ici.Voir l'article "Chômage officiel et chômage réel (2005)" sur le même site http://travail-chomage.site.voila.fr/chomage/chom_reel2005.htm .----<br /> Le modèle français est le plus honnête en matière de chômage, ou le moins habile pour en cacher l'étendue, comparé au modèle danois, anglais ou hollandais. Le recours aux préretraites massives est utilisé au Danemark, l'invalidité pour raisons sociales (sans réelle invalidité médicale) est la mesure principale en Angleterre (Royaume-Uni) et aux Pays Bas, ce qui n'empêche pas l'utilisation d'autres mesures pour cacher l'importance du chômage. Dans ces trois pays, le chômage réel est de deux à trois fois plus important que le chômage officiel et se trouve comparable au chômage réel en France.<br /> ----Enfin, le Danemark produit et exporte du pétrole et du gaz, ce qui arrange beaucoup les finances publiques et permet de payer un nombre considérable de préretraites pour faire baisser le chômage apparent en diminuant la population active.<br /> ----<br /> Voir http://travail-chomage.site.voila.fr/danois/dk_merite.htm<br /> pour un document trés complet et de grande qualité, avec des tableaux statistiques et les sources utilisées. D'autres aspects y sont aussi abordés : indemnités de chômage, coût du travail, durée effective du travail.<br /> > En effet, cela vaut vraiment la peine d'aller voir le document original car tout est bien expliqué avec des informations sérieuses et issues des sources officielles (citées). Le texte peut être imprimé avec tous les traitements de texte (rtf).<br />  
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V
Vu sur le site http://www.actuchomage.org<br /> Gains de productivité du travail, durée du travail, chômage<br /> Au lieu de réduire la durée du travail, comme dans les années 1970, les gains de productivité du travail ont conduit à un chômage très important, parfois caché en mettant plus de la moitié des chômeurs en invalidité (Pays-Bas, Grande-Bretagne, Danemark).<br /> Les gains de productivité permettraient de réduire à quelques heures par semaine le travail nécessaire pour bien vivre, à condition de changer de modèle de société et de supprimer toutes les productions inutiles (par ailleurs nuisibles à l'avenir de la planète, donc au notre et à celui de nos enfants).<br /> Voir cet article :Gains de productivité du travail - 1997-2003<br /> http://travail-chomage.site.voila.fr/produc/gain_productiv.htm<br /> En France, la productivité du travail a augmenté de 17,22 % en sept ans, pour l'ensemble de l'activité nationale.   Sans rien changer à la production de richesses du pays, le nombre d'emplois aurait pu être augmenté de 17,22 % en réduisant de 14,69 % la durée réelle du travail. En moyenne, avec des transferts d'emplois entre secteurs d'activité, le nombre d'emplois aurait augmenté de 4 284 500. Le chômage réel aurait beaucoup baissé. <br /> D'autres articles intéressants sur le site <br /> http://travail-chomage.site.voila.fr/index2.htm<br /> comme "Des mythes autour de l'emploi", "Chômage officiel et chômage réel en 2005","Le modèle libéral britannique : emploi et chômage" ....<br /> Bonnes lectures, cela aide à réfléchir.
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V
Vu sur le site http://www.actuchomage.org<br /> 5 848 000 chômeurs "équivalent temps plein" en 2005<br /> La moyenne annuelle en 2005 est de 5 848 000 chômeurs "équivalent temps plein" sur une population active occupée (ayant un emploi) de 24 921 000 personnes. La population active totale (occupée + chômeurs officiels) est d'environ 27 600 000 personnes (Insee, mais le mode de calcul varie selon les sources). En rétablissant les "dispensés de recherche d'emploi" qui sont en réalité des chômeurs, et donc des actif, la population active effective est d'environ 28 000 000 de personnes (chiffres à affiner).<br /> Ainsi, le taux réel de chômage (en équivalent temps plein) est de 20,9%<br /> Mais rassurez-vous, les pays comme le Danemark à la mode, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas ... qui affichent de très faibles taux de chômage officiel ne font pas mieux. Mais ils font autrement et sont moins honnêtes que nous.<br /> Pour commencer, plus de la moitié des chômeurs ont été transformés en "invalides" dans les années 1991-1993 et le système a continué sur sa lancée. Des études de l'OCDE de 1995 et 1998 indiquent que dans plus de la moitié des 23 pays étudiés, le nombre d'invalides était supérieur au nombre de chômeurs inscrits.<br /> Et une partie seulement des chômeurs est inscrite dans les statistiques officielles.Au Danemark par exemple, vous n'êtes chômeur que la première année. Ensuite, vous êtes "en activation" et vous disparaissez des staistiques. Et l'assurance chômage étant facultative, dans un système de caisses privées, gérées en fait par les syndicats (ce qui explique un taux de syndicalisation de 78%), plus de 20% des chômeurs n'ont pas cette intéressante allocation pouvant atteindre 90% de l'ancien salaire (plafonné). Il leur reste l'aide sociale, un peu comme l'ASS ou le RMI.<br /> Voir le détail des calculs à cette adresse : http://travail-chomage.site.voila.fr/chomage/chom_reel2005.htm <br /> Chômage officiel et chômage réel en 2005Les données officielles minimisent beaucoup l'importance du chômage. Voici un calcul précis et très révélateur du chômage réel   <br /> Explication :Les chômeurs des catégories 1 à 3 sont des chômeurs à temps plein (aucun travail ou négligeable), ceux des catégories 6 à 8 sont des chômeurs à mi-temps (ayant travaillé plus de 78 heures dans le mois), donc des travailleurs à mi-temps (à distinguer des emplois à temps partiel). Les emplois en C.E.S. (20 heures par semaine) sont des demi-emplois, donc des demi-chômeurs (20/39e d'emploi). Les emplois à temps partiel représentent 23,2/39e d'un emploi complet (durée moyenne de 23,01 heures / semaine) et 17,2%  des 22 200 000 salariés sont à temps partiel.<br /> La durée réelle moyenne de travail à temps plein est de 39,00 heures (enquête emploi), soit un horaire affiché de 35,65 heures (horaire officiel) auquel s'ajoutent les heures supplémentaires. <br /> Pour le modèle anglais, voir aussi sur le même site : http://travail-chomage.site.voila.fr/index2.htm<br /> --> Site intéressant sur lequel on trouve aussi les projections de population active faites par l'INSEE de 2005 à 2050 : <br /> http://travail-chomage.site.voila.fr/popu/popu_activ2050.htm<br />  
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E
rendez-vous sur mon blog Salut et fraternité
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