LUTTEZ CONTRE LES DELOCALISATIONS
SYNDICAT CGT CATU
L’ACCORD CADRE INTERNATIONAL ou ACI
Nous rappelons ici l’utilité d’un tel accord pour les emplois, car les pratiques quotidiennes des groupes multinationaux sont les délocalisations, les restructurations, externalisations et sous-traitance, ils modèlent à leur façon le paysage social mondial. Ils déconstruisent le droit du travail, partout dans le monde, dans une course sans fin vers le moins disant social, amplifiant le dumping social et la concurrence entre les salariés, dans une guerre économique des plus féroces, où l’emploi et la qualité de cet emploi sont les principales victimes…
Un ACI (accord cadre international) est donc nécessaire économiquement et socialement, celui-ci résulte d’une négociation entre un employeur (groupe) et les syndicats, sur laquelle il s’engage à respecter un standard social minimum dans tous les sites de la compagnie. Un ACI a pour objectif l’amélioration des conditions de vie et de travail, des salariés et de leur famille dans les pays émergeants, nouvellement industrialisés…
Il s’agit ni plus ni moins de réduire, voire d’annuler les gains obtenus par les actionnaires qui construisent leur avantage compétitif sur « les très bas salaires » et l’absence de règles sociales. Ce sont les instruments nouveaux pour faire respecter les droits humains fondamentaux (par exemple en interdisant le travail des enfants), et les droits sociaux pour tous, partout dans le monde, en s’appuyant sur les conventions internationales du travail de L’OIT, qui définissent des normes fondamentales de protection des salariés…
Les ACI sont un des moyens efficaces de combattre la mondialisation libérale, au travers de gains de droits pour tous, c’est aussi et surtout un moyen de préserver nos emplois contre les délocalisations, car l’implantation dans les pays à faible règles sociales, à très bas salaires, sous contrainte d’un ACI, devient un moyen incontournable, si l’on active, d’améliorer le sort des travailleurs et de tarir justement les arguments de la délocalisation…
Sylvain Marsaud